Le blog de la rédaction de Ouest France met en ligne un forum, depuis le 26
février, sous le titre :
L'écologie à la hausse, les Verts au plus bas.
L'auteur, Didier Pillet, directeur de l'information du journal, introduit le
débat par un article qui mérite qu'on s'y arrête.
Après avoir dressé un tableau de la situation à quelques semaines de
l'élection présidentielle, il analyse cette situation paradoxale qui veut que
68% des Français "ne trouveraient pas normal que Dominique Voynet ne puisse pas
être candidate à la présidentielle" (sondage pour le Figaro publié le vendredi
23 février), mais moins de 2% des électeurs déclarent leur flamme à l’ancienne
ministre de l’Environnement (le chœur des sondages en ce moment).»
« Pour beaucoup de militants Verts c’est sur le terrain, dans les
engagements quotidiens, que le parti a sa raison d’être. Et de fait, les Verts
sont partout. Contre les OGM, contre le réacteur nucléaire EPR, contre la
malbouffe, dans le soutien aux salariés dont les usines sont délocalisées, etc.
Rarement, toutefois, ces militants-là mettent leur drapeau en avant. Leur façon
de faire, c’est de se fondre dans des collectifs, comme le réseau Sortir du
nucléaire, d’alimenter la réflexion et de partager leurs idées avec un nombre
toujours croissant de citoyens.
Suractifs socialement, les Verts ne sont pas politiquement visibles.
Certains d’entre eux en souffrent. Ceux-là briguent des postes dans les
mairies, les départements, les régions, à l’Assemblée nationale, au sénat, au
parlement européen. Ils abordent alors la présidentielle comme simple préface
aux législatives de juin et aux municipales de l’an prochain. Et finissent par
se couper d’une base militante restée méfiante à l’égard de tous les pouvoirs
qu’elle accuse de corrompre les âmes les mieux nées. La tentation
groupusculaire, la constitution d’une "élite qui sait" mais est destinée à
rester incomprise et marginale demeure puissamment ancrée au cœur de ce
parti.»
Les interventions qui suivent sur le forum, nombreuses, certaines signées
d'élu(e)s Vert(e)s de Bretagne, sont parfois contradictoires, généralement
intéressantes.