Du mèl au drame chez les Verts
Par Philippe le vendredi 15 décembre 2006, 18:02 - Démocratie et citoyenneté - Lien permanent
A la veille du CNIR qui a charge de mettre en place le collège exécutif (CE) des Verts pour deux ans, le parti écologiste connaît une poussée de fièvre autour de la mise en cause de son trésorier, candidat déclaré à sa propre succession.
L'origine du problème remonte à novembre 2004. Dans le cadre de négociations de tendances préalables à l'AG, ce militant a transmis, de manière anonyme, un mail à ce sujet qui incluait la copie de messages de tiers. Il reconnaîtra le fait, six mois plus tard, dans le cadre d'une enquête de police, elle-même consécutive au dépôt d'une plainte par une personne censée être l'auteur d'un des messages inclus.
Le parquet (puisque plainte a été déposée) a demandé à celui qui était entre temps devenu trésorier des Verts de rédiger un courrier d'excuses au plaignant, ce qu'il fit et le Conseil Statutaire, un an plus tard, décidait d'un blâme, ce qui devait clore l'affaire.
Mais, tout ceci s'étant passé en coulisses, des incertitudes demeurent. Si ce responsable reconnaît avoir commis une faute en envoyant ce mail de manière anonyme et s'en excuse, il nie en avoir rédigé le contenu, expliquant avoir juste transmis ce qu'il avait reçu.
Or, ce n'est pas indifférent.
- Faire des recopies de messages, de manière anonyme qui plus est, dans la grande partie de billard à trois bandes que sont les luttes de courants chez les Verts, n'est pas exactement le nec plus ultra du "politique autrement". Mais on peut plaider le droit à l'erreur et accepter le repentir.
- Rédiger un faux message et l'attribuer à quelqu'un d'autre serait plus grave encore. On pourrait aussi plaider le droit à la défaillance, certes, mais maintenir le fautif comme membre du CE serait faire preuve, quand même, de beaucoup de mansuétude.
Ce point aurait donc mérité d'être éclairci. Faute d'avoir mis les choses sur la table clairement et en temps utile, cela n'a pas été fait. Et comme, cette fois-ci contrairement à il y a deux ans, les grands courants n'ont pas fusionné en une synthèse générale, ceux d'entre eux qui ont été laissés au bord du chemin trouvent à y redire. Et les Verts sont empoisonnés.