La rencontre, qui avait le soutien de RESF56, a permis à Emmanuel Terray d'exposer, devant une petite centaine de participants, la méthode et les mesures que préconise le Cercle MIgration et Libertés CMIL (voir sur le site du CEDETIM).

Au cours de l'échange qui a suivi cet exposé, l'un d'entre eux a demandé si les partis politiques étaient d'accord pour mettre en oeuvre ces mesures.

Emmanuel Terray a indiqué que, par rapport au Parti Socialiste, le CMIL déployait d'importants efforts pour convaincre du bien fondé et de l'opportunité de ces mesures, mais que les interlocuteurs ... restaient à convaincre ;-)

A propos des Verts, il a expliqué que, pour l'essentiel, ces mesures figuraient à leur programme depuis longtemps déjà, mais qu'elles n'étaient pas forcément des points incontournables. Il a ainsi souligné que le fait qu'elles figurent à leur programme n'avait pas empêché les Verts de participer à un gouvernement de gauche qui a pratiqué une politique d'immigration assez éloignée des propositions du CMIL.

Cette question des "points incontournables" est une question cruciale pour les Verts. Comment se positionne-t-on par rapport à des alliés ?

Par définition, des alliés sont différents (sinon ils constitueraient le même parti ;-). Quand on a décidé de s'allier à un moment donné, qu'est-ce qui peut amener à rompre l'alliance ? Est-ce une évaluation globale ou y a-t-il des "points nodaux" qui font la différence ?

Immigration, nucléaire, OGM, parité, décroissance, armée ... sont autant de points de clivage. Doivent-ils être autant de condition sine qua non ? C'est ainsi que le conçoit la LCR, notamment : «il y a des incontournables, donc on ne s'associe pas.» Dans ce cas, bien sûr, la question ne se pose pas.

L'autre manière de prendre le problème, si on décide de s'allier, c'est d'expliquer les divergences entre les alliés et de laisser aux citoyens (par leur militantisme et/ou leur vote) la charge d'exprimer vers où va leur préférence.

Quand on pèse quelques pour cents dans une coalition et qu'on ne peut, de ce fait, faire prévaloir son point de vue sur une question, c'est peut-être un peu la faute du parti (qui s'est mal débrouillé) ... mais c'est surtout que les électeurs ont mal voté ;-)