Adhérent Vert, je pense, et le dis depuis plusieurs mois, que nous nous sommes fourvoyés dans le piège de l'élection présidentielle.

Celle-ci, bipolaire, personnalisée et totalisante, ne peut sérieusement être l'occasion de définir les politiques que les urgences sociale et environnementale devraient motiver.

C'est pourquoi j'estime que nous aurions dû, à l'occasion de cette élection, passer alliance, sur la seule question des institutions, avec tous ceux qui, à gauche de l'UMP, souhaitent vivifier la démocratie, notamment par la proportionnelle. Etant entendu que la définition des politiques nécessaires par ailleurs relèverait du débat à l'occasion des élections suivantes.

Cette voie n'a pas été retenue (et d'ailleurs guère envisagée), et j'ai défendu, à défaut, des positionnements qui laisseraient le plus de visibilité à l'écologie politique : l'option Bové (mais il a trop tardé), l'option Hulot (mais ça n'a pas marché).

Tout cela ayant échoué, ne restait plus qu'à se déterminer tactiquement en se demandant quelle est la voie qui laissera le plus d'espace à venir. Le vote Bayrou est probablement le seul qui puisse empêcher l'accession de Nicolas Sarkozy à la présidence.

Et pourtant ce n'est pas ce bulletin que je déposerai dimanche.

Car si je considère que mon mouvement s'est fourvoyé dans cette présidentielle, en revanche sa candidate a été remarquable. Tout ce que j'ai lu, vu et entendu, de la part de Dominique Voynet était excellent. Sur des sujets très variés, elle a fait preuve de vivacité intellectuelle, d'équilibre, de pertinence et d'humanité.

Dimanche, je voterai Dominique Voynet.